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Mercredi 18 février 2009
Cette épisode se passe après la visite de Kazan. En fin d'après midi, nous étions allés avec Dilyara, Igor et Alex dans leur Datcha.

Pour rejoindre la datcha nous avions pris le bus puis nous avons fini à pied.
Il y avait 30 min de marche.
Il faisait très beau mais aussi très froid. Les cheveux de Dilyara étaient blancs à cause du gel !
La datcha se trouvait le long de la ligne de chemin de fer. Au retour nous avions pris le train.
Les datchas !
La datcha est une maison secondaire à la campagne.
La datcha !
Le jardin
Les maisonnettes se construisaient avec des matériaux de fortune, souvent ramassés à la décharge. Avec de vieux cadres de fenêtre on confectionnait des serres pour les tomates et les concombres, les éclats de carreaux servaient de mosaïque pour les sentiers. Chacun essayait de faire des économies et faisait preuve d'imagination dans la mesure du possible. Vu du haut, un village ressemblait au costume bigarré d'Arlequin. Les couleurs n'étaient pas réglementées, et chacun faisait à sa façon. Certains bricoleurs chevronnés décoraient leurs maisons en sculptant le bois, façonnaient des coqs sur le toit. Certains faisaient des fenêtres de forme compliquée pour exprimer leur personnalité.
Le Bania, c'est la petite maison en bois derriere le tas de bois.
La serrure du bania etait gelée ...
Bienvenue !
L'entrée
La cuisine
Le salon
Dans la maison, il faisait presque aussi froid que dehors. C'était la première fois que j'étais dans une maison où il faisait -15° !
La chambre, seul cette piece était chauffée.
Quand je vous disais qu'il faisait froid, ce n'était pas de la rigolade !
Alex était allé chercher de l'eau dans le puit, avec un seau et cette grosse louche, pour faire du thé.  Et ça c'est pris en glace en même pas 30min et on était dans la maison ... Je n'avais jamais vu ca.

Le Bania
Poussons la porte d'entrée et nous arrivons dans un sas à l'ambiance déjà chaude.
C'est le lieu de transition où l'on se déshabille ...
Derrière la seconde porte, le bania véritable. C'est là en réalité que l'expérience débute ...

La sensation est toujours la même : une bouffée d'air suffocante (il fesait entre 90 et 100°C) vous enveloppe et en seulement quelques secondes vous commencez à vous demander si vous n'allez pas immédiatement sortir de cette étuve ... car déjà le malaise vous guette.

Mais non, il faut persister afin de sentir les bienfaits de cette expérience typiquement russe ...
Le décor et le rituel sont finalement identique au sauna traditionnel : des bancs de bois, un poêle à bois brûlant avec des pierres sur lesquelles on verse à l'aide d'une louche de l'eau ... histoire de rendre l'atmosphère encore plus irrespirable !
A disposition, il y a aussi, des rameaux de bouleaux que l'on trempe dans de l'eau, une fois humide il dégage une douce senteur boisée et végétale.
Comme le veut la tradition, il faut ensuite se "frapper" le corps avec ce bouquet de feuilles. Cela stimule la circulation sanguine, active la sudation et permet à la peau d'éliminer ses toxines ...

Mais pour qu'une séance de bania procure le maximum de bienfaits, il ne faut pas s'arrêter à seulement une quinzaine de minutes de transpiration près du poêle. Il faut ensuite ressentir la saisissante sensation du contraste thermique en s'aspergeant d'eau froide, un grand bac d'eau fraîche est placé à cet effet à l'intérieur du bania, ou en se roulant dans la neige !
Les bonets en feutrine à mettre à l'intérieur du bania.

Le bania, il faut le vivre pour comprendre, c'est une sensation unique et incomparable.


Préparation du bois pour chauffer le bania

Quand je vois ces photos, j'ai qu'une envie c'est d'y retourner !

Un grand merci à Dilyara, Igor et Alex de m'avoir invité dans leur maison de campagne.

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ps : Etienne, nous sommes invités à venir passer qq jours dans leur datcha pendant l'été !
Par PY
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Mardi 17 février 2009
Omsk, c'était ma première ville sibérienne. C'est ici que j'ai vécu ma journée la plus difficile durant mon voyage. Je n'avais plus de téléphone ... j'étais coupé du monde ! A cause de çà, j'ai perdu une après-midi pour acheter un nouveau téléphone !

A Omsk, j'ai rencontré Larissa et Victor.

La gare.

Omsk est située à 2 555 km de Moscou. Sa population s'élève à 1 131 100 habitants. Par sa taille c'est la deuxième ville russe à l'est de l'Oural. La première ville étant Novossibrisk avec 1 390 500 habitants. Depuis la Seconde Guerre mondiale, Omsk s'est développée grâce à l'industrie de l'armement, puis dans les années 1950 et 1960 à la pétrochimie.
Le centre ville d'Omsk ne manque pas d'attraits, avec ses quelques bâtiments centenaires, ses parcs, ses musées, ses excellents restaurants et ses sculptures insolites.
L'école militaire.
La salle de concert.
C'est ici que je suis allé voir un concert de musique classique avec Larissa.

La place de la Révolution.



Confluent de l'Irtych (gauche) et de l'Om (droite).

La large rivière Irtych partage la ville. Le centre historique se tient sur la rive orientale, au confluent de l'Irtych et de l'Om, bien plus petit.

L'Om.


Pont sur l'Om.
La rue Lenina.
C'est la rue principale du centre ville avec de nombreux magasins.

De belle facades

Des statues amusantes bordent le haut de la rue Lenina.

Un ouvrier en laiton emergeant d'une brèche.


Un mariage !

Des ornement somptueux font du théatre d'art dramatique l'édifice ancien le plus ouvragé d'Omsk.




Batiment du FSB (ex-KGB)

Larissa

La porte de Tobolsk est un des seuls vestiges des seconds rempart d'Omsk (1791-1794).

Pojarnaïa Kalantcha est une tour de guet des pompiers, haute de 7 étages. En brique, avec une colonnade surmontée de chapitaux blanchis à la chaux, elle fut achevée en 1916 et constitue en quelque sorte l'emblème de la ville.

Pompier surveillant la ville. (c'est un mannequin !)

Par PY
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Mercredi 4 février 2009
Кушва est la ville où habite la famille d'Irina (Ekaterinburg). Ce n'était pas prévu dans mon itinéraire mais on m'y avait invité quand je suis passé à Ekaterinburg donc je n'ai pas pu refuser !

Irina, son frère et sa maman.
Кушва est une ville de l'oblast de Sverdlovsk. Elle se trouve dans le nord de l'Oural, à 198 km au nord de Ekaterinburg. Elle compte 33 000 habitants.


A l'emplacement de la ville actuelle furent développés, à partir de 1735, des mines, des forges et d'autres établissements qui exploitaient l'important gisement de minerai de fer de la montagne Blagodat, à l'est du village.
Une usine sidérurgique fut bâtie au bord de la Kouchva, un petit affluent de la rivière Toura, et l'agglomération prit le nom de Kouchvinski Zavod (Кушвинский завод) ou "Usine de Kouchva". En 1925, Kouchvinski Zavod accéda au statut de ville et prit le nom de Kouchva l'année suivante.
Il fallait éviter de glisser, c'était fond !



Yahoooo !
Même pas froid !

La piscine.
Nous avons fait la visite de la ville en taxi.
Le lac avec les tentes des pecheurs.
Nous avons fini la visite par la frontière Europe/Asie qui est à 20km de Кушва.
La borne qui marque la frontière.
En Europe !
En Asie !
Beaucoup de nostalgie en regardant ces paysages.

Un lac

En fin d'après-midi,  je me suis fait interviewer par la maman d'Irina ! Sa maman est la rédactrice du journal local.
On va m'envoyer l'article, je vous le mettrai en ligne

Je vais passer dans le journal russe ! :)



Par PY
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Mercredi 4 février 2009
Tcheliabinsk, c'est ici que j'ai ma famille d'adoption russe, la famille Alferova ! J'étais déjà venu chez eux en Mai 2008.

Cette fois si, je suis resté deux jours (trois nuits). La première soirée, avec Katia, Vova et Jenia, nous avons joués à la Wii et regardé Lost (en russe...).

La fille : Katia.
Le fils : Vova.
Une amie de Katia : Jenia.
Dur dur "Guitar Hero" !


Le chat (Katia c'est quoi son nom ?)
Katia parle couramment français et Jenia comprend le français mais ne parle pas. Donc avec Jenia et Vova pour se parler nous devions utiliser l'anglais.

Le lendemain, nous sommes allé à la montagne !
Nous voulions faire de la luge ... mais nous nous sommes fait prendre nos places par un groupe. Rhhhhh et en Russie on ne discute pas !
La piste de ski.
Piste pour la "luge", les luges étaient des grosses bouées et il y avait une montée mécanique. Ca paraissait vraiment terrible, dommage !
En fin d'après-midi, j'ai joué au foot avec le père et le fils.
Il faisait -15°C !
C'était du foot artistique ! Quelques belles glissades...

Maintenant, un peu d'histoire !
Tcheliabinsk est située à 1 500 km de Moscou et à 200Km au sud d'Ekaterinburg.  Elle compte plus d'un million d'habitants. Elle offre un étonnant contraste entre la ville industrielle tentaculaire et les douces collines et jolis lacs de l'Oural qui l'entourent.

Fondée en 1736, Tchelianbisnk prospéra grâce au commerce du thé et se développa après 1892 grâce à l'achèvement de la ligne du chemin de fer en provenance de Moscou. Même si finalement, la principale ligne du Transsibérien ne passe pas par la ville, son expansion se poursuivit grâce à ses usines d'armement orientées vers la fabrication des lance-roquette Katioucha (les "orgues de Staline") et des légendaires chars T-34 qui permirent la victoire finale sur les Allemands, et lui valurent le surnom de "Tankograd" ("Ville des Chars").


   Le soir c'était le nouvel an Orthodoxe. En Russie, le nouvel an est officiellement fêté le 31 décembre selon le calendrier catholique grégorien, du nom du pape Grégoire XIII. Mais l’église Orthodoxe russe conserve le calendrier Julien institué par Jules César. 13 jours séparent ces deux fêtes.
 
Soirée amusante notamment avec les émissions de chanson populaire russe . Nous avons fini la soirée en jouant à la Wii avec la board. Le père en saut à ski, ça ne rigolait pas, impossible de le battre !

Le lendemain, nous sommes allés au cinéma voir une comédie : Na More (la mer). Un film sur les Russes en vacances.
Et après le film, c'etait le match de hockey de Vova.
Vova, numéro 27.
Ils ont perdu ...
Fin du match.
Petite tempête de neige.
Chez les grands-parents (avant le bania...).
Vova, le papa, la maman, Jenia (amie), Oulya (amie) moi (fils adopté!) et Katia.
Après le bania !
 
Voila voila, encore un super séjour à Tcheliabinsk.

UN GRAND MERCI A LA FAMILLE ALFEROVA !!!
Par PY
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Lundi 2 février 2009

Je vais commencer par vous resituer l'action : la vieille j'étais à Perm avec Ann et Anna, -25°, le café francais ...


Et maintenant Ekaterinburg, elle est située à 7h de train de Perm et à 26h de Moscou. En Russie on ne parle pas en kilomètres mais en heures ou jours de train ! Il y a 1,29 million d'habitants, c'est la capitale économique et culturelle de la région de l'Oural.


Ekaterinburg, forteresse-usine fondée en 1723 par Pierre le Grand dans le but d'exploiter les richesses minières de l'Oural, la ville tire son nom de deux "Ekaterina" : la sainte patronne russe des mines et l'épouse de Pierre le Grand.


Je suis arrivé à 6h30 à la gare de Ekaterinburg et à 6h45 j ai rencontré Irina. Une fille très courageuse, elle s'était levée à 5h45 pour venir me chercher. Elle avait peur qu'il m'arrive quelque chose dans la gare, elle était inquiète ... beaucoup de russes avaient peur qu'il m'arrive quelque chose dans leur pays. Souvent ils m'appelaient « crazy french man », moi ça m'amusait beaucoup !!!


Cet imposant édifice stalinien avec sa tour de l'horloge, c'est l'hôtel de ville.

Il devait être 7h15, le centre ville était désert, il faisait froid, il neigait et il faisait faim. On a rejoint un café pour prendre des forces et attendre que le jour se lève.

Rue Vaïnera, la rue piétonne de la ville.
La place de l'Année 1905, avec la statue de Lenine. Elle occupe l'emplacement où se dressaient autrefois l'une des pricipales cathédrales d'Ekaterinburg et une statue du Tsar Alexandre II Romanov, toutes deux détruites en 1930 par les bolcheviks.
Le pont sur l'avenue Lenina supporte l'étonnante sculpture rouge de l'ordre de Lénine, décernée à la ville en hommage aux services rendus pendant la Seconde Guerre mondiale.
Explication : la Seconde Guerre mondiale fit de la ville un centre industriel majeur, accueillant des centaines d'usines transférées depuis dans les régions vulnérables de l'ouest de l'Oural. Demeurant un centre important pour l'armement, elle fut interdite aux étrangers jusqu'en 1990.

Les fondateurs d'Ekaterinburg, Tatichtchev et Gennin, brandissent fiérement le décret impérial.Ce monument fut inauguré lors du 275ème anniversaire de la cité en 1998.
   La chapelle Sainte-Catherine fut érigée la même année à l'emplacement d'une ancienne cathédrale dédiée à la patronne des mines.



Irina
L'avenue Lenina enjambe une petite retenue qui forme le Gorodskoï proud (bassin municipal). Plus connu sous le nom de plotinka (petit barrage), c'est l'endroit où débuta l'histoire de la ville en 1723. L'eau du barrage alimentait une forge à fer pour l'équipement minier et un atelier de monnaie.
Dans la nuit du 16 juillet 1918, le tsar Nicolas II, sa femme et leurs enfants furent assassinés dans la cave de la maison d'un marchand local, la Dom Ipateva. Durant la période soviétique, cette maison abrita un musée local de l'athéisme, mais en 1977 le gouverneur de l'époque, Boris Elstine décida de la faire démolir de peur qu'elle n'attire des sympathisants monarchiques.

La massive église du Sang, de style byzantin, domine aujourd'hui le site construit en hommage aux Romanov, désormais élevés au rang de saints.
Aujourd'hui le site dédié aux Romanov est signalé par une croix de fer datant de 1991(au milieu à gauche sur la photo) et une autre, en marbre, de 1998, date à laquelle les restes des Romanov furent envoyés à Saint-Petersbourg pour être enterrés dans le caveau de famille.
Des sculptures de glaces magnifiques ...


Cette nouvelle église abriterait, dit la rumeur, la plus coûteuse icone qui ait été commandée dans toute la Russie.
L'acropole d'Ekaterinburg avec au sommet une demeure ostentatoire : la demeure des Rastorguev-Kharitonov.
Apres la visite de la ville, nous sommes allés chez Irina.

Moi et Irina.
Nous sommes allés manger dans une cantine avec Irina, Anna et Ivan.
Anna et Ivan.
Une annexe de la gare.
En fin d'après-midi, j'ai pris le train pour Tchelyabinsk.

Petit complément sur l'histoire récente et l'économie d'Ekaterinburg :
A la fin des années 1970, un diplomé du génie civil de l'université locale, Boris Elstine, commença à marquer la politique de son empreinte en s'élevant au rang de chef du parti communiste régional puis de gouverneur avant d'être promu à Moscou en 1985.
En 1991, Ekaterinburg reprit son nom d'origine. En 1924, la ville fut nommée Sverdlovsk du nom de Iakov Sverdlov, le dirigeant bolchevik qui fut, jusqu'à sa mort lors d'une épidémie de grippe en 1919, le bras droit de Vladimir Lénine.
Apres avoir souffert de la dépression économique et des méfaits de la mafia au début des années 1990, l'activité économique est repartie depuis une dizaine d'années.


Par PY
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